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Headless CMS Showdown: 5 considérations stratégiques pour choisir le bon CMS

Lors de la Light Up Tech Conference, nous avons réuni quatre collègues d’iO pour une table ronde consacrée aux CMS headless. Pas de pitch, pas de compétition, mais une conversation ouverte autour des différences en termes de vision, d’approche et de user cases.  

Le panel était composé de :  

  • Jori Regter - Technology Director & Sanity expert  

  • Leon Stemerdink - Solution Architect & Contentstack expert  

  • William Parr -Tech Lead & Optimizely expert  

  • Rob Habraken - Technology Director & 10x Sitecore MVP  

La principale conclusion de cette session ? Il n’y a pas de CMS headless meilleur que les autres en tant que tel. Tout dépend entièrement de l’objectif que vous poursuivez avec votre contenu. 

Abstract digital visualization of data flows with colorful lines connecting graphs and percentages, representing data analysis and technology.

Qu’entendons-nous exactement par « headless » ?

Bien que chaque fournisseur y apporte sa propre nuance, on peut s’accorder sur une définition commune : un CMS headless sépare le back-end (contenu) du front-end (la présentation) et distribue le contenu via des API’s.  

Cela signifie :  

  • Un back-end totalement indépendant du front-end 

  • La liberté de choisir les frameworks qui vous conviennent 

  • Un contenu prêt à être diffusé sur plusieurs canaux en parallèle 

  • La possibilité d’innover rapidement sans avoir à remanier votre CMS 

Le headless n’est donc pas uniquement une question de technologie, mais surtout de flexibilité avec laquelle vous pouvez gérer votre contenu.  

Les experts du panel ont chacun partagé, depuis leurs domaines d’expertises respectifs, les possibilités offertes par leur CMS de prédilection sur plusieurs aspects : la structure de contenu, le niveau de customisation, ainsi que les capacités DXP et de personnalisation basées sur l’IA. 

Structure du contenu : passer des pages aux blocs de construction

Le plus grand changement avec le headless, c’est que le contenu n’est plus lié à des pages. Là où les CMS traditionnels raisonnent en termes de pages et d’arborescences, le headless repose sur des blocs de contenu réutilisables. Cela dit, les plateformes diffèrent dans la manière dont elles continuent (ou non) à s’appuyer sur une structure arborescente. 

Sanity  

Sanity se positionne comme un véritable Content Operating System. La structure y est entièrement configurable via le code. Vous n’êtes pas lié·e à des pages ou à des URL :  le contenu peut tout aussi bien être utilisé dans une application, sur un écran de stade ou pour une diffusion en direct. Un bon exemple des possibilités évoquées au cours de la session est le contenu sportif en direct.  

Imaginez une application qui propose : 

  • un live blog sur mobile 

  • des notifications push lorsqu’un but est marqué 

  • un replay diffusé sur la télévision via l’application 

Le même contenu, diffusé sur plusieurs canaux, publié en temps réel.  

Contentstack  

Contentstack dissocie lui aussi totalement le contenu de la structure du site. C’est le modèle de contenu qui est central, et non l’arborescence. Le contenu n’est pas lié à des pages et peut être envoyé vers n’importe quel canal via REST ou GraphQL. La vision est claire : le contenu doit être utilisable dans n’importe quel format et sur n’importe quel support, sans que la structure du site dicte la manière de le gérer. 

Abstract image with blurred lights and shadows, featuring a blue and white color palette, creating a sense of motion and depth.

Optimizely  

Optimizely combine une gestion de contenu structurée avec une diffusion headless. La plateforme conserve un cadre clair pour organiser le contenu, tout en permettant une publication omnicanale. Avec des outils comme le Visual Builder et l’assistant IA Opal, Optimizely aide les équipes éditoriales à créer et modifier du contenu au sein de cette structure. 

Sitecore  

Sitecore conserve l’arborescence que l’on connaît, avec une gestion intégrée du routage des pages et du multilinguisme. En parallèle, la plateforme permet aussi de distribuer le contenu en mode headless vers d’autres canaux. C’est un choix particulièrement intéressant pour les organisations qui souhaitent évoluer depuis un CMS classique vers une architecture headless. 

Les quatre plateformes permettent donc une approche omnicanale. La différence réside surtout dans le degré de liberté (ou, au contraire, de cadre éditorial) que vous souhaitez dans votre structure de contenu. 

Customizability : quel niveau de contrôle souhaitez-vous ? 

On entend souvent dire que les CMS SaaS sont moins flexibles. Le panel a justement montré que les plateformes modernes offrent beaucoup de possibilités de personnalisation, mais chacune à sa manière.

Sanity  

Sanity est une solution SaaS, mais Sanity Studio est open source. Cela signifie que vous pouvez non seulement adapter les modèles de contenu, mais aussi l’environnement éditorial. Grâce aux plugins, aux applications sur mesure et aux intégrations “framework‑agnostic”, la plateforme offre une grande flexibilité aux équipes de développement. 

Contentstack  

Contentstack propose une marketplace riche en intégrations (DAM, search, outils marketing…). Son moteur Automate permet de rationaliser les processus de contenu via une logique proche du “ifthisthenthat”. L’IA y occupe une place de plus en plus importante. 

Two focused individuals working on computers, overlaid with transparent code and digital graphics, suggesting programming or software development.

Optimizely  

Optimizely offre, selon la configuration, des possibilités de personnalisation via notamment une Modeling API, des sources de contenu externes et des formulaires headless. La frontière traditionnelle entre PaaS (davantage de contrôle) et SaaS (moins de contrôle) s’estompe, car les solutions SaaS deviennent de plus en plus extensibles. 

Sitecore  

Sitecore XM Cloud permet le développement de widgets personnalisés via sa Marketplace, ainsi que l’utilisation de webhooks et d’une Authoring API pour les développeur·euse·s. Cela permet de connecter les processus de contenu à d’autres systèmes et flux de données au sein de l’organisation. 

Les CMS SaaS modernes sont donc bien moins « fermés » qu’autrefois. Aujourd’hui, la flexibilité se trouve surtout dans les API, les extensions et les intégrations. 

DXP & composabilité : tout-en-un ou best-of-breed ?

À ce stade, la discussion s’est déplacée du contenu vers l’expérience digitale dans son ensemble. Considérez‑vous votre CMS comme un composant au sein d’un paysage composable, ou comme un élément d’une stratégie plus large de plateforme d’expérience digitale (Digital Experience Platform - DXP) ?

Sanity 

Sanity choisit explicitement de ne pas être une DXP toutenun, mais une solution bestofbreed. Le focus est entièrement centré sur le contenu. La personnalisation, l’automatisation marketing ou l’analytics se connectent via d’autres outils spécialisés. Dans une architecture composable, Sanity devient ainsi le noyau de contenu.

Contentstack 

Contentstack ne propose pas une suite complète, mais offre de nombreuses possibilités d’intégration et des fonctionnalités de personnalisation. Ce CMS se positionne comme une couche de contenu centrale au sein d’une DXP composable plus large.

Optimizely 

Optimizely se positionne clairement comme un acteur DXP, avec des fonctionnalités de personnalisation, d’expérimentation, de DAM et d’IA via Opal. Le contenu n’y est pas seulement géré et distribué, mais aussi optimisé au sein d’un même écosystème.

Sitecore 

Sitecore combine CMS, DAM, analytics, personnalisation et marketing automation dans une approche DXP plus globale. L’IA y joue un rôle dans la gestion et l’orchestration du cycle de vie du contenu à travers les différents canaux.

La vraie question n’est donc pas de savoir lequel « en fait plus », mais plutôt si vous souhaitez une seule plateforme couvrant un large périmètre, ou composer votre propre écosystème de solutions bestofbreed.

L’IA transforme notre manière de structurer le contenu

Une question intéressante du public portait sur le GEO/AEO, et le contenu pensé non seulement pour les humains et les moteurs de recherche, mais aussi pour les systèmes d’IA. 

Faut-il modéliser notre contenu différent si l’IA va le lire ?  

Les membres de notre panel, eux, voient l’IA comme un nouveau canal. De la même manière que l’on optimise du contenu pour le SEO, on peut aussi le structurer pour offrir davantage de contexte aux modèles de langage. Certains CMS proposent déjà des outils pour cela, tandis que pour d’autres, cela dépend davantage des choix d’implémentation. 

L’IA ne vous aide d’ailleurs pas uniquement à créer du contenu mais aussi à :  

  • traduire 

  • résumer 

  • structurer 

  • contrôler la qualité 

  • renforcer la gouvernance de contenu  

Cela peut considérablement réduire la pression sur les équipes de contenu. 

Alors… quel CMS choisir ? 

Le message de conclusion du panel était clair : « Ça dépend. » Cela peut sembler vague, mais c’est simplement parce que le meilleur CMS dépend réellement de vos besoins, de vos priorités et de votre organisation. 

Votre choix d’un CMS headless dépend notamment : 

  • du degré de liberté souhaité dans la stack front-end 

  • du rôle de votre CMS : simple content repository ou élément d’une DXP   

  • de votre orientation : principalement web ou véritablement omnicanale 

  • du niveau de structure dont votre équipe rédactionnelle a besoin 

  • de ce que vous souhaitez construire vous-même vs. utiliser out of the box. 

Et, peutêtre le conseil le plus important : ne basez pas votre décision uniquement sur une démo. Réalisez un proof of concept concret. Au final, le meilleur CMS n’est pas celui qui propose le plus de fonctionnalités, mais celui qui correspond le mieux à votre organisation, votre équipe et vos ambitions digitales

Chez iO, nous avons une solide expérience dans ce type de trajet de sélection, et nous vous accompagnons volontiers pour trouver la solution qui crée la meilleure adéquation entre la technologie et vos objectifs business.